Ce général en moi!

Sommaire

Ces personnages interieurs qui nous gouvernent et nous sabotent

Tyran | général | persécuteur | sauveur | victime | empathie | liberté | maturité | triangle de Karpman

Avez-vous déjà remarqué comme il y a des personnages à l’intérieur de vous qui vous « gouvernent », à votre insu, et avec lesquels vous vous identifiez sans le savoir ?

Si vous vous sentez stressé, agressif, souvent en colère, impatient ou même irrité et agacé par les autres, c’est peut-être qu’il existe un « général » qui exerce une certaine pression en vous. Patricia que j’accompagne en thérapies, décrit dans son poème intitulé « le Général » :

À l'intérieur j'ai trouvé
Un général puissant
Caché dans mon ombre
Toujours fidèle à sa mission.
Je ne fais pas confiance, je ne permets pas, je ne donne pas
Le « non » est sa parole
Il détient tout et contrôle tout, même
Ce que je ne savais même pas que je pensais !

Quel général vous habite ?

Ce « général » que l’on peut aussi nommer « le persécuteur » ou encore « le tyran » qui vit dans votre mental, est celui qui demande beaucoup, se dispute pour vous défendre, est souvent agressif envers les autres et surtout envers vous-même;  Il va vous harceler de paroles comme « fais pas ci, fais pas ça », « tu dois … », « il faut …», c’est celui qui vous fait croire que vous devez être « parfait » pour vous faire accepter, et en retour en exige beaucoup des autres aussi.

Il fait aussi souffrir autrui pour canaliser ses propres peurs et douleurs. Quand on endosse le rôle du persécuteur, on tente de s’imposer ouvertement : « je dois leur dire comment il faut être et agir car je le sais mieux et j’ai raison ».

Ce personnage intérieur en cache bien d’autres : s’il aboie comme le chien, c’est pour vous défendre, car il se sent souvent menacé par l’extérieur, il a peur.  Peur de décevoir, peur de ne pas être vu, peur d’être critiqué ou peur d’être rejeté. Chacun va avoir ses propres peurs et ses propres défenses pour se protéger.

Et il a peur car il a été éduqué dans un environnement où il n’a pas reçu l’amour dont il avait besoin pour développer sa confiance en lui-même.

Et ainsi peut-il vous proférer, à l’intérieur de vous, consciemment ou inconsciemment, des propos comme : « tu ne le mérites pas … », « tu n’es pas assez », « tu n’es pas assez intelligent.e », « tu ne vaux rien » etc.

Le général a été convoqué
En temps de désespoir
Quand dans la souffrance
J'ai préféré la captivité

Le Général pense qu´il doit avoir raison

Par exemple, dans une famille rationnelle où l’intellect était mis en avant pour se faire valoir, le général va souvent défendre à tout prix d’avoir raison. Car à l’intérieur de lui-même il a forgé des pensées comme « il faut avoir raison pour être le meilleur », et « il faut être le meilleur pour avoir une chance d’être aimé »… !

Ou encore, peut-être que, en vous, c’est la croyance opposée qui s’active quand une alarme se déclenche en vous, qui est « si j’ai tord ça va mal se passer pour moi », dans le sens selon votre expérience de, « je vais me faire humilier, ridiculiser, ou rembarrer ». Les enfants souffrent beaucoup de la « honte d’être ce qu’ils sont » et peuvent développer ce comportement de « j’ai raison » pour survivre et « paraître fort ».

Garde le général une porte
Celle qui ouvre le cachot de la douleur
Un lieu de pure peur
Mais quel est ce monde dans lequel je suis arrivée ?

Peut-être ne vous souvenez-vous pas tellement de ces marques d’enfance, où l’un de vos parents était un peu agressif (par un simple regard ou un ton de voix). Car justement,

le général est là pour vous empêcher de reprendre contact avec la douleur ou la frustration.

Peut-être même que vous vous dites « c’est normal, c’était comme ça à l’époque », « c’est Papa, c ‘est Maman, c’est comme ça », pour avoir enfoui tout ça sous le tapis.

Par amour pour eux, l’enfant et ensuite l’adulte, s’anesthésient, se cachent souvent dans le déni de leurs vraies douleurs et surtout de leurs vrais besoins.

Vos défenses sont des protections qui vous empêchent d´être vous-même

La vérité, c’est que vous avez « masqué » les douleurs de votre enfant intérieur pour vous adapter et survivre à ce manque (d’amour, de reconnaissance etc.) dont vous aviez réellement besoin et qui maintenant vous empêchent de vous aimer comme vous êtes vraiment.

Lorsque vous commencez à démêler tout ça, vous pouvez vous en effrayer de premier abord, en commençant à comprendre l’héritage de votre passé. Ce qu’il faut comprendre c’est que ce persécuteur avec la figure d’un général ou d’un juge, n’est pas « mauvais », même si souvent il vous sabote, c’est d´abord un « gardien » !

Votre mental l’a créé pour vous protéger, dans un moment de désespoir, pour vous empêcher de ressentir à nouveau la douleur. Sauf que, à l’âge adulte, ce général devient un imposteur en vous, pour vous, et pour les autres, mais vous continuez à y croire! C’est un masque qui colle à la peau et vous ne savez pas comment être différent. Peut-être même que vous vous dites à vous-même, et aux autres, « je suis comme ça », on m’appelle même le « gros chien méchant » (ce que me relate Paul, lors d´une consultation).

Il faut donc commencer par arrêter de le « croire » ce personnage, et arrêter de vous identifier à lui! Vous n´êtes pas comme ça !

Mon premier conseil est de ne pas « lutter contre » mais de commencer à le regarder comme un « allié» de votre enfant intérieur, que vous avez forgé vous-même dans votre personnalité. Discuter avec ce personnage, essayer de comprendre quel est son rôle et votre vrai besoin caché derrière lui.

Écartelée de l’intérieur
J'ai oublié les jours
Changer de ville, de nom et de domicile
En cherchant à déchiffrer l'énigme.
Fuir ce sentiment
Changer de masque
Mais au fond une voix qui crie toujours
Ce n'est pas ma maison !

Nous sommes façonnés par notre environnement

L’épigénétique, la science qui montre comment nos gênes se modifient en fonction de notre environnement, explique comment les enfants, principalement de 1 à 7 ans sont directement influençables et « modelables » par l’environnement dans lequel ils évoluent, juste en vivant avec les autres. Donc si, dans votre enfance vous avez vécu avec un parent bougon ou coléreux, un peu ours, jamais content, qui vous reprenait ou vous critiquait tout le temps, même avec de bonnes intentions « c’est pour ton bien », vous avez forgé vos comportements automatiques directement à partir de cette interaction plus ou moins agressive.

D´autre part, les études montrent aujourd´hui comment, un enfant qui n´a pas eu de contact affectif suffisant ou qui a vécu dans l´isolement dans les premiers mois de sa vie, voit son cerveau altéré (neo-cortex et système lymbique atrophiés) et aura plus facillement des blessures et des difficultés émotionnelles dans son développement (*).

Et rappelons-le, l’enfant se sent responsable de ce qui lui arrive et aussi de l’harmonie dans la maison et se sent aussi coupable quand quelque chose ne tourne pas rond dans la famille ou dans le couple. Cela dans sa phase de développement oú il se croit omnipotent, tout tourne autour de lui, et en même temps, il a besoin du regard de l´autre et de sa reconnaissance pour savoir qui il est, et qu´il existe.

L’enfant a un besoin essentiel, non seulement de soin physique, de sécurité, mais surtout d’amour, d’harmonie, d’affection et de contact physique.

En avez-vous reçu ? Regardez-bien… dans la tendresse, la douceur, l’harmonie ?

Nous ne sommes pas ici en train de jeter la culpabilité ou un quelconque jugement sur les parents, qui ont fait ce qu’ils ont pu à partir de leur propre vécu.

C’est comme cela que se développe un imposteur, un général, en soi… autant de stratégies de défenses qui ne fonctionnent plus à l’âge adulte. Et derrière lui se cache un besoin non nourri depuis très longtemps, mais qui continue à chercher à l’extérieur un moyen d’être rejoint.

La question est : avez-vous envie de rester avec ça ? Avez-vous envie de continuer à subir cette pression en vous et la faire subir aux autres?

Anatomie du persécuteur

Comme il n’est pas forcément facile d’identifier ce besoin caché depuis si longtemps en soi, commençons par ce qui est le plus visible et repérable en soi.

Si vous êtes arrivés jusqu’ici, c’est peut-être que vous identifiez quelque trait de personnalité en vous qui ressemble à cette description, ou chez votre partenaire.

Peut-être que vous vous irritez facilement avec vous-même et avec les autres, que vous voulez toujours tout savoir, tout bien faire, et en faites trop, ce qui vous amène à vous stresser très souvent. Car le but caché de ce personnage qui vous met la pression par-dessous, est de soudoyer l’autre, pour obtenir à tout prix ce dont vous avez besoin par de nombreuses stratégies et pressions vers l’extérieur.

Ou bien au contraire, peut-être ne supportez-vous pas que quelqu’un vous aboie dessus, vous vous sentez agressé.e par les propos ou les exigences de l’autre, vous prenez les paroles des autres pour des critiques qui vous font l’effet d’un couteau dans le cœur et vous font bondir… En activant votre chien de garde ou votre chien peureux… Le tyran en vous peut être invisible de l’extérieur mais il agit contre vous dans le silence, en se laissant faire.

En connivence avec le persécuteur, se cachent d’autres personnages, qui, s’ils sont difficiles à déceler de premier abord, sont présents dans votre entourage direct et en particulier chez votre partenaire. Ouvrez l’œil !

Un saboteur en cache un autre : le Sauveur

Le « sauveur » est celui ou celle qui va toujours vouloir résoudre les choses à votre place, les « faire » à votre place, va vous donner « la solution », va vouloir « payer à votre place ». Le sauveur vole au secours d’autrui (sans que cela lui soit demandé) pour son propre bien.

Quand on endosse le rôle du sauveur, on se croit et veut se montrer « bon », souvent au détriment d’autrui. Car on se croit supérieur et cherche à se rendre indispensable. Ses croyances intérieures sont du type « les autres sont faibles, je dois les aider ». Alors que dans le fond, le Sauveur voudrait bien être sauvé lui-même, de la douleur de son manque d’amour et de confiance en soi.

Cette forme d’orgueil est une mauvaise herbe, où vous vous placez « au-dessus de l’autre » énergétiquement, avec un langage subliminal qui dit « tu n’es pas capable, laisse-moi le faire à ta place ».

Et que se passe-t-il ? Au bout d’un moment vous ressentirez que l’autre va être en colère contre vous, car il s’est senti « rabaissé » et non pas « appuyé » par votre aide. Donc, encore une stratégie infantile pour gagner l’amour et la reconnaissance qui est vaine.

Je vous conseille donc

  • De vous interroger sur vos véritables intentions quant à ces attitudes de vouloir aider absolument. Qu’est-ce que j’y gagne pour moi ?
  • Ensuite, n’aider que si l’autre le demande explicitement. Car très souvent, ce dont une personne a besoin véritablement dans son désarroi, c’est simplement de partager, d’être écouté, sans jugement, cela s’appelle « l’ écoute empathique ».

Attention, je vous vois venir… n’utilisez-pas mes mots pour vous tyranniser encore plus ! On a besoin de prendre conscience de ces différents acteurs jouent en vous pour vous libérer de la véritable blessure qui fait pression et vous rend la vie infernale. Nous y arriverons petit à petit, surtout restez jusqu’à la fin de l’article… Observez si le « persécuteur » en vous n’en profite pas pour vous « culpabiliser » de ce que vous découvrez de vous-même par cette prise de conscience… Ok !?

La connaissance de Soi est un premier pas pour se libérer et retrouver ses vrais élans de vie, de spontanéité, de créativité et d’amour qui sont en soi. C’est un processus où l’on doit être gentil avec soi, être son meilleur ami, celui qui va justement écouter et regarder avec empathie tout ce qu’il se passe à l’intérieur. L’empathie, la guérison, ça commence avec soi-même, pas en essayant de « réparer l’autre » !

L’écoute empathique ?

Et pourquoi est-ce si difficile cette écoute empathique, de soi et de l’autre, l’écoute qui ne juge pas, qui ne condamne pas, qui ne cherche pas à donner des conseils, ni à retourner l’attention vers soi ? Et bien, c’est parce que, pour pouvoir accueillir la douleur de l’autre, il faut d’abord savoir s’accueillir soi-même dans ses émotions.

Et si vous avez un tyran, un sauveur ou un perfectionniste en vous qui veut contrôler et gérer tout à sa façon, c’est que se cache aussi derrière en vous, la victime !

Mais revenons à la prisonnière
Dans cette pièce verrouillée
La sauver est un défi
Un peu effrayant.
              

Car le général, il est vrai
A reçu l’ordre là derrière
De laisser cette douleur là-dedans
Ou bien c’est la menace de mort

Derrière le persécuteur et le sauveur, la victime

La victime se sent impuissante et irresponsable et attend que quelqu’un soulage son malaise interne. Quand on endosse le rôle de victime on cherche à dominer en apitoyant autrui (« je suis faible et on doit m’aider »).

La victime attire le persécuteur et le sauveur dans son entourage.

Ce triangle Persécuteur | Sauveur | Victime s’appelle le triangle dramatique de Karpman et désigne les personnages qui interagissent en vous, se cachent l’un l’autre, et vous maintiennent dépendant de certaines attitudes nocives.

Et derrière chacun eux, se cache une blessure du passé et un besoin non nourri. C’est cela qu’il faut retrouver et libérer.

« Tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime »

Carl Gustav Yung psychanalyste

En savoir plus avec l’article « Reconnecter avec l’enfant intérieur, pourquoi est-ce important ? »

Des stratégies vaines

Il n’y a rien de mal à vouloir être rejoint dans ses attentes, dire ce que l’on a envie, nos désirs, nos besoins. Sauf que certaines de ces nécessités remontent à très loin, comme le besoin d’être aimé, de se sentir reconnu qui sont essentiels pour l’enfant que nous étions et l’adulte que nous sommes devenu. Essentiels pourquoi ? car l’enfant que vous étiez n’avait d’autre moyen de se sentir exister qu’à partir du regard, des sentiments, des retours de ses parents.

Sans marque d’amour et d’affection, l’enfant ne se sent pas exister, ne sait pas qui il est, peut se sentir rejeté ou abandonné sur un simple regard de désaccord, une simple absence d’un parent.

Et ce besoin essentiel d’amour vous poursuit sans que vous en ayez conscience et se manifeste dans votre vie au présent par différentes stratégies de survie qu’il a mis en place, comme :

  • la pression que vous vous mettez sur vous et sur les autres (le Persécuteur),
  • l’aide que vous voulez sans cesse donner aux autres pour vous sentir plus fort (le Sauveur),
  • les réclamations et les plaintes pour attirer l’attention sur vous (la Victime).

Et est-ce que ces stratégies fonctionnent ? Dites-moi franchement ?

Cela « peut sembler » marcher parfois. Pour le persécuteur par exemple, surtout si vous êtes avec quelqu’un de conciliant, qui n’a pas très envie de lutter et abdique facilement « pour avoir la paix », mais cela ne sera jamais un vrai « gain », car l’exigence souvent présentée par intimidation ou même comme un « ultimatum » n’est jamais rejointe de bon gré par l’autre, mais plutôt  en « cédant ».

Dans la durée, cela ne tient pas et crée des tensions, un stress sous-jacent qui un jour ou l’autre va « péter » et vous aurez un retour d’ascenseur qui va vous surprendre.

La vie ne joue pas contre vous ! elle cherche à réveiller votre conscience

Bien sûr, vous trouverez toujours celui qui vous « satisfait », car c’est votre opposé, la polarité qui vous complémente. Le Yin et le Yang. Le tyran est plutôt « yang », d’énergie masculine, rationnelle, (même s’il cache derrière un déséquilibre émotionnel » de son Yin). Et la victime est plutôt « yin », plus dans le féminin qui écoute, qui se tait, qui « laisse faire », par manque de « griffe » justement (de son Yang) et qui ne sait pas faire valoir ses propres besoins. La victime a ses propres peurs qui l’empêchent de se rebeller, jusqu’au jour où… le barrage explose.

Dans le Yang, le Yin , dans le Yin, le Yang

Vous voyez comme les différents rôles se complètent (persécuteur et victime par exemple) et ont besoin d’apprendre l’un avec l’autre. Car derrière ces personnages se cachent le même manque de confiance en soi, le même désir d’approbation et de reconnaissance, la même soif d’amour de soi. Et à cet endroit-là, il est possible de se rejoindre, de véritablement se soutenir et s’aimer.

En un mot dans la « vulnérabilité » qui se cache sous les masques de tyran, sauveur, victime.

Si vous regardez le symbole chinois de Yin/Yang ci-dessus, vous observez que dans la partie noire, représentant le Yin / l’énergie du féminin, se trouve un point blanc, l’essence du Yang. Et du coté blanc, représentant le Yang, l’énergie masculine, se trouve un point noir, l’essence du féminin. L’une de va pas sans l’autre et la vraie recherche est cet équilibre en soi, du Yin et du Yang.

La clef ? la vulnérabilité

Le processus de libération et de transformation se fait graduellement en plusieurs étapes.

La première que peut-être vivez-vous en ce moment précis, c’est la “conscience”, c’est-à-dire reconnaître ces comportements nocifs et manipulateurs et ces personnages qui jouent en vous.

Ensuite mieux comprendre quel a été leur rôle dans votre vie jusqu’à présent ; et commencer à dialoguer avec ce personnage, « ok, je sais que tu es là, mais qui défends-tu ? de quoi te défends-tu ? ».

Même avec la conscience, le personnage, le persécuteur, va continuer à « ré-agir » de la même façon, car c’est ce qu’il connait. L’ego, qui est une autre façon de nommer nos conditionnements, n’aime pas les changements, il aime rester dans le confort du connu, même si c’est nocif pour vous.

Alors essayez de « faire une pause », « ne rien faire, ne rien dire lorsque le persécuteur entre en action». Juste observez ce qu’il se passe en vous à ce moment-là, dans vos émotions, en quelque sorte, pour déjouer votre défense.

Permettez-vous d’être alors vulnérable à vous-même ! « Qu’est-ce qui est vivant en moi si je baisse les masques ? » 

Ce sera le temps de remercier ce gardien et de vous détendre, oui, relâcher, pour que la porte bien gardée puisse s’ouvrir.

Ce processus est délicat car il nous ramène à notre vulnérabilité incomprise et très rejetée en nous. Car c’est un endroit où nous nous sentons fragiles et dépendants, comme le ressent un petit enfant, et c’est normal ! Seulement, dans nos esprits et carcasses d’adultes, nous l’associons à de la faiblesse !

Pourquoi faire ce travail intérieur ?

S’accueillir dans son tyran, son sauveur, sa victime pour re-signifier et libérer la vraie blessure de l’enfant intérieur est un processus, pas si difficile mais que personne ne nous a enseigné à faire.

Et c’est ça la clé d’or qui va vous permettre de :

  • Retrouver vos élans de joie.
  • Vous aimer vous-même, inconditionnellement.
  • Reconnaître ce que vous voulez vraiment et pourquoi.
  • Être plus conscient de vos besoins et plus libre de les rejoindre.
  • Vivre des relations vraies, authentiques et redécouvrir le vrai amour.
  • Construire des relations harmonieuses avec vous-même et vos proches.

Et enfin de relâcher, de vous aimer comme vous êtes vraiment dans votre ingénuité et spontanéité naturelle.

« Ne résistez pas à qui vous êtes vraiment »

Dakshina Tanta Yoga

Un nouveau regard sur nos personnages et nous-mêmes

En d’autres termes, il faut se faire un ami de ce tyran, l’accueillir, le remercier et le laisser aller, en lui faisant comprendre, petit à petit que « vous » pouvez reprendre les rênes de votre vie, de vos attitudes, et rejoindre vos vrais besoins.

« Nous craignons notre fragilité, car elle n’ a pas été accueillie quand nous en avions besoin »

Très tôt, nous apprenons à contenir et à réprimer nos émotions, en coupant ce contact avec notre fragilité, nous perdons le véritable lien avec ce que nous sentons.  Bien souvent à cause de réflexions ou un air de désapprobation comme “les hommes ne pleurent pas !” ou « arrête de pleurnicher » .

Le remède : sortir de la tête, faire des pauses, revenir au corps et à ses sensations pour SENTIR ce qu’il se passe à l’intérieur !

Redécouvrir votre être sensible et vos élans de vivre

Ce travail a l’air douloureux, c’est une croyance psychique. Plus exactement, c’est la peur de cet enfant intérieur avec lequel vous êtes identifié.e que vous sentez encore. Mais à partir du moment où vous prenez conscience de son existence en vous et vous vous occupez de cet enfant et de ses besoins, tout ira bien et se libèrera.

Comme le témoigne Paulo que j’accompagne :

 « C'est plus difficile que douloureux, car, en fait, quand on va à la rencontre de la douleur du petit garçon, c’est beaucoup plus brillant et beaucoup moins douloureux que de se barricader tout le temps. On redécouvre la vraie vie en soi, ce que l’on est vraiment ».

La douleur passe très vite quand elle est accueillie,

tout comme l´enfant apaise ses pleurs quand on le prend dans les bras. Ce sont vos résistances et vos défenses (les personnages) qui vous font souffrir et vous imposent des limites à votre vie ! Le changement se fait par la reconnaissance et l’accueil des blessures du passé qui sont encore présentes.

Sur ce chemin, votre conscience augmente, votre adulte se renforce, vos émotions s’équilibrent et vous retrouvez votre vraie nature Créative et Aimante !

Puis apparaît le maître
« Bien-aimée, calme-toi
Prends ma main
Et suis-moi sur ce sentier »
                   J'identifie d'abord les masques
                   Sous la peur et le général
                   Puis vient le choc de la douleur.
                   Et puis oui mon vrai moi: ma nature supérieure

Le bonheur vient de l’intérieur

Christine Isabelle Batelier

Thérapeute Psycho-Énergéticienne

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7 réflexions sur “Ce général en moi!”

  1. Merci de cette explication tombée à pic : depuis lundi où je me suis heurtée à une démarche par internet ( il s agit de toucher ce qu’ une compagnie aérienne me doit soit 600 euros, ce qui est très important pour moi) qui n a pas marché et dont je ne sais pas comment me ” dépatouiller ” , je suis ds un état de nervosité incroyable, irritable, agressive et ayant tout le temps envie de pleurer. Je reconnais bien le yran en moi qui , face à son impuissance, se met ds un état de stress que je n arrive pas à apaiser. Votre post m a fait comprendre que je pouvais déjà m accepter ainsi ds cet état inconfortable contre lequel je lutte par notamment des méditations .
    Je ne supporte pas de ne pas arriver à faire ce que je dois faire et me mets alors ds cet état de tension . Je sens que pour l instant comme je ne peux rien faire, il me faut être. Accueillir cette tension en moi, ne pas lutter contre ..même avec des méditations et être comme je suis.
    Puis je aller plus loin ? Je vois bien mon enfant intérieur avec mon colonel de père très autoritaire, parfois violent et ne supportant pas notamment mes colères ( ou mes peurs ? ) d e petite fille . Mais qu est ce que j en fais ?
    Je m arrête là, merci si vous avez eu le temps de me lire et de m apppeu et un éclairage.

    1. Christine Batelier

      Merci du partage, oui s´acceuillir dans ce que nous ressentos est la principale clé de la transformation. Eh oui, pas toujours simple quand on a pas été accepté dans ces émotions et que l´on a dû les réprimer.
      Se ramener au corps, et à la respiration, sentir ces émotions comme des “sensations” dans le corps, sans les juger, sans vouloir s´en débarrasser. Juste “être là” avec et alors oui, quelque-chose de nouveau apparaît.

      Et pour la nervosité, allez voir dans les vidéos ou sur Youtube un cours d´automassage, qui peut vous soulager dans vos tensions et vous apaiser.
      Merci à vous d´avoir pris le temps de laisser un commentaire. Bonne chance!
      Christine

  2. WOW WOW WOW! Excellent article. Tout ce processus de guérison, je l’ai fait de façon intuitive. J’aurais aimé lire cet article, il y a plus de 20 ans…

    Celui-ci me permet ici et maintenant d’avoir de la gratitude pour moi-même de m’être choisi petit à petit pour début ce processus interne qui m’a emmené à m’aimer de façon inconditionnellement comme on aime son enfant de chair.

    Merci et gratitude à vous de nous le partager gracieusement!
    Gisèle

  3. RONDOT amélise

    J’ai eu un grand plaisir à lire vos articles,( et le poème magnifique de votre patiente) , à pratiquer la coupure énergétique et bientôt les mantras (achats auprès de l’académie du développement personnel).
    Ce que vous faites, et surtout la manière dont vous le faites, me semble très juste, clair, simple, pertinent, posé… Très professionnel et accessible. Je vous remercie vraiment pour tous ces supports de croissance individuelle. Puisse votre connaissance, votre lumière et votre bienveillance se répandre parmi les êtres vivants…. Amen. Lise

    1. Christine Batelier

      Merci beaucoup Lise. Cela me fait très plaisir que mes cours et mes articles vous fasse du bien. Cela me réconforte aussi dans mes efforts et mes recherches. Je vous souhaite un belle continuation et n´hésitez pas à me poser des questions sur les Mantras.
      Coeurdialement,
      Christine

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